
As wet collodion (mais pas que)
Pourquoi Karine Chavas a décidé de s’inspirer de la technique ancienne du collodion humide ?
Sans doute parce qu’elle distord juste ce qu’il faut de la réalité et offre une atmosphère assez intemporelle.
S’inscrire dans le mouvement néo-pictorialiste permet de transcender la simple retranscription du modèle pour aller vers l’émotion, jouer sur l’ambiance, s’interroger sur ce qui est donné à voir.
Il est aussi question d’un travail sur le corps, qui le souligne, le révèle et l’entremêle, tout autant qu’il l’estompe par un mouvement de repli, d’effacement, d’étreinte à l’autre. Une forme paradoxale d’abandon du corps mais par le corps.
Un travail en autoportrait et en duo qui offre la possibilité d’expérimenter et de creuser dans nos préjugés et notre inconscient. Palper du doigt la plénitude et le néant.
Karine Chavas, c’est …
Arts plastiques et appliqués, un bout de tour du monde, peinture à l’huile, photogravure, photographie, infographie, cirque à puce (qui n’a pas fait cela avant 50 ans a raté sa vie), chroniqueuse, retoucheuse et faiseuse d’images.
Le mélange des genres et l’approche pictorialiste comme outils pour insuffler le doute, “décloisonner le réel”, décaler le regard et ses convictions.
Et vous, qui êtes-vous donc ?




