A l’entrée de l’estuaire

A l'entrée de l'estuaire

“En attendant Rodin”

À L’ ENTRÉE DE L’ESTUAIRE présente une série d’images racontant la vie romanesque de Camille CLAUDEL. Sculptrice de génie, elle rencontra RODIN très jeune, dans son atelier à Paris où il venait lui donner des cours ainsi qu’à sa co-locatrice. Nous sommes en 1882. Très vite, il remarque le talent de Camille et l’incorpore dans son propre atelier dès l’année suivante pour travailler ensemble sur certaines commandes d’Etat.
Très vite, ils tombent amoureux l’un de l’autre. Auguste est son aîné de 24 ans. Très vite, ils s’inspirent mutuellement. Leur relation durera 15 ans. Mais RODIN reste aussi dans les bras de Rose BEURET, compagne des années difficiles et modèles aux premières heures. Il ne l’a quittera jamais jusqu’à sa mort le 17 novembre 1917. En 1913, quelques jours après le décès de son père, Camille sera internée en hôpital psychiatrique et y restera le restant de sa vie jusqu’en 1943, année de son décès dans des conditions effroyables de faim et de froid.
Entre 1882 et 1913, c’est une vie tumultueuse, amoureuse, créative et douloureuse à laquelle elle sera confrontée. Camille, c’est un symbole de la tragédie humaine et une histoire d’abandons successifs : ce père, haut fonctionnaire et toujours absent ; cette mère qui l’internera et qui ne viendra jamais lui rendre visite à l’asile ; ce frère, Paul CLAUDEL, si adoré mais souvent absent et dont il faudra se séparer définitivement en 1913 ; Auguste RODIN qui ne viendra jamais combler ses attentes de femme éperdument amoureuse ; et puis ses enfants avortés, peut-être deux. Mais Camille, c’est aussi une énergie, une femme moderne et indépendante qui s’assume dès l’âge de 17 ans, un talent monstrueux qui nous laisse en héritage des dizaines de pièces emblématiques de la sculpture de cette époque. Camille, c’est sans doute un symbole féministe qui a encore tout son sens dans notre ère contemporaine.
L’exposition parlera de trois époques phares de sa vie de femme : l’attente d’un RODIN et d’un amour qui ne se fera finalement pas comme elle aurait aimé qu’il soit ; la période de deuil de cet amour et de ses enfants avortés ; puis le dernier acte tragique de cette folie qui s’installera progressivement dès 1906.

À L’ENTRÉE DE L’ESTUAIRE parle donc de sa Camille, comme il dit avec compassion et amitié sincère, à travers cette série d’images réalisées avec l’une de ses modèles fétiches, Pauline JA PAINTING, elle-même artiste peintre et comédienne amateur. En quelques heures dans son atelier photographique, ils auront tenté de synthétiser cette histoire d’amour et de femme en utilisant également comme décor, de vrais habits de l’époque (fin 19e) prêtés par une costumière dijonnaise, Nelly GRAILLOT. Enfin, Camille nous a laissé d’innombrables lettres retrouvées ici ou là après sa mort. Alors, le photographe en reproduit certaines dans l’exposition, dont des lettres factices qu’elle aurait pu écrire elle-même et qu’il s’est permis d’écrire pour être plus encore en communion avec son âme et son histoire.

En-attendant-Rodin

L’estuaire, c’est une poignée de porte que tu empoignes et qui t’ouvre sur le large. L’estuaire, c’est cet endroit intermédiaire où tu quittes une Chambre sans pour autant apercevoir encore l’horizon. C’est, en fait, un couloir humide. Une zone marécageuse où avancer est un effort qui nécessite de l’engagement. L’estuaire, c’est aussi l’endroit des pontons, lieu des rencontres. Car à l’entrée de l’estuaire, l’océan nous attend.” A l’entrée de l’estuaire – 18 octobre 2017

À l’entrée de l’estuaire est photographe amateur depuis plus de 30 ans. S’il y a bien une chose qu’il déteste (et il n’y en a vraiment pas beaucoup), c’est bien de se présenter surtout à la troisième personne. Alors, il pense que le reste de la présentation se lira dans ses images (ou non !) et ses écrits.

https://www.instagram.com/a_lentree_de_lestuaire/

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