Philippe Haumesser

fragments de vie, lueur d’espoir : kintsugi-dō

Alsacien d’origine, ingénieur Arts & Métiers de formation, Philippe Haumesser est devenu autodidacte artistique par nécessité vitale lorsqu’au recommencement, la photographie devint sa méditation, sa réunification, son ancrage à l’ici-maintenant. Transmutant l’absence en rencontre, cet art devint pour lui une ouverture à l’autre et au monde. 

En photographie, c’est à l’exigeante école des photos de concerts que Philippe va d’abord se former, avant que la danse contemporaine ne lui ouvre de nouveaux horizons au-dessus desquels brillent les étoiles des compagnies de ballet. 

https://www.h3art.photo/

Pour ses quarante ans, Philippe troque sa maison de famille contre un loft brut à «La Manufacture 340» à Mulhouse, afin d’y créer un endroit unique, œuvre d’art en soi, mais aussi un lieu de vie et de travail pour y faire danser les étoiles, photographier, créer, exposer, y vivre son art.

Depuis lors, de rencontres en collaborations, de créations en expositions, de nomination comme ambassadeur Canon en œuvres conservées dans un musée, Philippe n’a eu de cesse de questionner sa trinité fondamentale Amour-Danse-Numineux par des œuvres traitées dans le style d’une alchimie en clair-obscur, « éloge de l’ombre », « claire pénombre qui sied aux apparitions divines », « obscure clarté » qui sculpte les étoiles.

Touchant aux limites de la photographie, Philippe a décroché celle-ci des murs pour la faire entrer dans un nouvel univers, celui de l’espace, afin de résoudre une double antinomie : 

• Comment réaliser un véritable portrait de danseur, qui doit se mouvoir pour émouvoir alors qu’un photographe fige un instant pour le rendre éternel ? 

• Comment être un portraitiste à l’ère des selfies et des mille milliards de photos annuelles ? 

Cette recherche a engendré cette nouvelle forme de photographies que sont ses « hyperportraits » : une juxtaposition tridimensionnelle de huit images.

En 2023, honoré d’être invité à exposer à L’Usine (pôle arts et expos d’Uxegney), il y déploie une transcription cryptée de son ADN, sa première rétrospective en 80 œuvres.

De retour dans l’espace spinalien afin de célébrer le bicentenaire de la photographie, cette écriture avec la lumière, Philippe vous invite à découvrir, contempler et méditer sur :

fragments de vie, lueur d’espoir : kintsugi-dō

de

FRAGMENT nom masculin

Étymologie :
xiiie siècle, frament. Emprunté du latin fragmentum, « morceau d’un objet brisé », dérivé de fragmen, « éclat, débris ».

1.  Morceau d’une chose qui a été rompue, brisée, déchirée.
2.  Petite partie d’un ensemble.
3.  Passage extrait d’un livre, d’un traité, d’un ouvrage.
4.  Partie d’une œuvre qui n’est pas terminée ou qui n’a pu l’être.
5.  Au pluriel. Œuvre conçue comme une suite d’éléments volontairement disjoints.

et

LUEUR nom féminin

Étymologie :
xiie siècle, luur. Issu du bas latin lucor, « éclat ».

1.  Lumière d’un faible éclat, clarté diffuse.
2.  Éclat de lumière, vif, mais éphémère ou intermittent.

▪ Par analogie. Éclat passager du regard qui révèle un sentiment contenu.
3.  Fig. Légère apparence, manifestation encore imprécise.

d’après le dictionnaire de l’Académie Française

KINTSUGI

金継ぎ : jointure en or (japonais)

Méthode japonaise de réparation des porcelaines ou céramiques brisées au moyen de laque saupoudrée de poudre d’or.

Philosophiquement, c’est reconnaître la brisure et la réparation comme faisant partie de l’histoire de l’objet, plutôt que la dissimuler.

DO

道  : la voie (japonais)

Il se retrouve dans le nom des budō, les arts martiaux éducatifs, qui inculquent un art de vivre et mènent à l’harmonie avec l’univers, par opposition aux arts martiaux jutsu qui sont des techniques de guerre (bujutsu) destinées à vaincre, à détruire.