Georges Dumas

Transhuman
Cette série est une exploration par le fond et par la forme de la question de l’humanité au regard des derniers développements médicaux, technologiques, sociétaux et éthiques. Comme son titre le suggère, elle aborde notamment la pensée transhumaniste et cette idée de promouvoir des humains “augmentés”, aux capacités améliorées grâce à la science, réparables à l’envi, quasiment immortels.

D’un point de vue graphique, la série comprend deux sous-ensembles. Le premier, avec les œuvres Les Affinités électives III, La Marche du Progrès, L’Eve future, Le Nouvel Adam et Exchange, réunit des pièces où des corps nus sont finement déconstruits en carrés, rectangles et bandes qui s’étagent sur plusieurs niveaux, donnant une impression de profondeur et d’entrelacement de strates qui pourrait faire penser à des vues urbaines prises d’hélicoptère. Cette manière de décomposer les corps se veut l’équivalent d’une architecture humaine, où les tronçons sont interchangeables : tout est cohérent, la figure reste parfaitement visible, mais si un morceau venait à poser problème, il pourrait aisément être remplacé par un autre, tout comme une prothèse peut remplacer un membre malade ou amputé.

Le deuxième sous-ensemble comprend les œuvres La Confusion des genres, Sui Generis et Le Miroir de l’âme. La déconstruction est moins fine, il y a plus de surfaces laissées intactes et moins de profondeur dans la composition des images. Ce sont plus les questions éthiques et philosophiques qui sont abordées ici, avec le genre et la transsexualité, la procréation médicalement assistée ou encore la cybernétique organique (cyborg) poussée à l’extrême : les yeux (l’âme), dernier rempart avant l’anéantissement de l’humanité par les forces couplées de la génétique biomécanique et de l’intelligence artificielle ?

Transhuman

Georges Dumas est né en 1975 et pratique la photographie en autodidacte depuis 1990. C’est le passage au numérique, tant dans la prise de vue que dans la post-production, qui détermine sa conversion à la photographie plasticienne (essentiellement en technique mixte) en 2006. Il crée depuis une dizaine d’années des œuvres en technique mixte qu’il nomme paintographies.
Il s’agit de tableaux réalisés généralement sur toile qui mêlent photographie, recomposition numérique et glacis acryliques.La figure humaine est le sujet quasi exclusif de ces œuvres, avec une place importante accordée au nu. Le croisement des techniques comme l’importance accordée aux matières minérales qui remplacent la chair des modèles font des paintographies des œuvres inclassables, à la fois classiques et contemporaines, familières et étranges, aux confins de la peinture, de la sculpture et de la photographie, dans une esthétique du figement et de la pétrification.
Avec 6 autres artistes, il fonde le mouvement Transfiguring en décembre 2014 et il ne cesse depuis de promouvoir une photographie décloisonnée et résolument contemporaine à travers des expositions, des conférences et des publications.

www.georgesdumas.com
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